Code de déontologie - Questions et réponses
11. Outils
Éducatifs - Mai 2006
Question 1 :
Est-il acceptable de donner aux médecins des tensiomètres
à brassard compressif afin qu'ils les remettent
aux patients pour évaluer la TA à la maison, si
l'on considère les points qui suivent?
• L'équipement est destiné au patient,
et non au médecin;
• Les brassards compressifs ne portent ni le logo de
la société ni celui du produit;
• Les médecins ne reçoivent aucune rémunération
lorsqu'ils donnent cet équipement à leurs
patients;
• L'équipement n'est lié à
aucune attente d'augmenter les prescriptions.
Le but de cette activité est de fournir au patient
ou à la patiente une meilleure compréhension
de son état de santé et d'augmenter l'adhésion
au traitement, ce qui est compatible avec les lignes directrices
du PECH. Actuellement, certaines sociétés s'adonnent
à cette pratique sans considérer qu'il
s'agit d'un prêt d'équipement,
mais plutôt d'outils éducatifs, conformément
à la section 11.2 du Code. S'agit-il d'une
pratique permise?
Réponse :
Étant donné que le produit ne comporte aucune
identification promotionnelle qui serait apposée sur
les brassards de tensiomètre et qu'on pourrait
dire que le but premier des tensiomètres consiste à
améliorer la compréhension du patient ou de
la patiente de son propre état pathologique, cela pourrait
alors être considéré comme un outil éducatif,
conformément à la section 11 du Code.
Pour plusieurs professionnels de la santé, les tensiomètres
relèvent de l'équipement médical
de base. Même si l'intention première est
de les offrir à des patients, les professionnels de
la santé sont choisis comme intermédiaires pour
les distribuer. Cependant, le prix au détail des tensiomètres
(de 110 $ à 140 $ environ pour les modèles automatiques,
environ 75 $ pour les modèles manuels) est important,
ce qui soulève des questions liées à
la section 7A.1.2 (Cadeaux) et aux Principes directeurs. On
demande instamment aux membres de ne pas offrir aux professionnels
de la santé ou à leurs employés «
un cadeau – en espèces ou en nature – ou
un article promotionnel, un prix, une récompense ou
tout autre objet qui vise à procurer un avantage personnel,
familial ou pécuniaire. » En outre, il est important
de garder à l'esprit que les Principes directeurs
stipulent que : « Aucune contrepartie, monétaire
ou autre, ne doit être accordée aux professionnels
de la santé dans le but d'avoir accès
à eux ou de les influencer. » C'est pourquoi
cela pourrait, de façon générale, être
perçu comme une entorse au Code de Rx&D.
Cependant, il est possible d'imaginer certaines circonstances
impérieuses et exceptionnelles permettant la distribution
gratuite de tensiomètres. Par exemple, il y des cas
dans lesquels des patientes ou des patients atteints de troubles
de la santé graves et ayant des ressources financières
limitées pourraient tirer avantage de tels appareils.
Les membres de Rx&D sont fortement encouragés à
mettre en place des protocoles formels de concert avec les
professionnels de la santé afin de s'assurer
que les appareils sont bien remis à ceux à qui
ils sont destinés, tout en respectant les Principes
directeurs et les dispositions du Code énumérées
plus haut.
Question 2 :
J'ai récemment soumis au CCPP une carte avec
une échelle élargie de l'état d'invalidité
contenant certains éléments de marques. Je me
suis fait dire qu'en vertu des nouvelles règles
de Rx&D, les outils éducatifs ne devraient jamais
comporter d'éléments de marques. Je me
demande ce que je pourrais bien écrire à la
place? Puis-je dire « offert par la société
X Canada Inc., fabricant du médicament Y »? Puis-je
conserver les renseignements liés au programme de traitement
puisque cela fait partie de notre programme de soutien des
patients? Vos conseils seraient grandement appréciés.
Réponse :
Pour répondre à votre question, il est important
de garder à l'esprit les principes généraux
de la section 11 (Outils éducatifs) : « Les membres
doivent s'assurer que la distribution d'outils
éducatifs n'a pas pour but de faire la promotion
des produits. »
En outre, la section 11.2 énonce clairement ceci :
« Entrent dans cette catégorie les outils éducatifs
dont l'intention première est d'aider les
professionnels de la santé et les patients à
mieux comprendre un état pathologique ou son traitement.
»
Ainsi, pour répondre à votre question, mentionner
le médicament Y contreviendrait certainement au Code.
En ce qui concerne le programme de traitement (le nom du programme
de soutien des patients), il importe de rappeler que, même
si un outil éducatif jugé acceptable peut porter
le nom de la société et son logo, la présence
d'acronymes associés, de pictogrammes ou d'autres
identificateurs d'un produit ou d'une marque constituerait
une entorse à l'esprit du Code.
Question 3 :
Peut-être pouvez-vous m'aider à comprendre
ce qui semble être la position de Rx&D sur la question
des manuels médicaux fournis aux médecins, p.
ex. les « programmes de livres »? J'avais
cru comprendre que le fait de donner un manuel (même
conforme aux normes du CCPP) était considéré
comme un « cadeau ». Les médecins peuvent
acheter des manuels médicaux et en faire une dépense
d'entreprise. Ils sont généralement exclus
de la section 11.2 parce que les manuels médicaux ne
sont habituellement pas assez précis pour aider un
médecin ou un patient à mieux comprendre un
état pathologique ou son traitement. Les manuels médicaux
ont tendance à couvrir des sujets généraux
et ont plus de valeur pour les médecins que les patients,
p. ex. le Compendium des produits et spécialités
pharmaceutiques, les manuels de chirurgie, le Harrisons Principles
of Internal Medicine, etc.
Existe-t-il des scénarios pour lesquels le fait de
donner des manuels à des médecins serait considéré
comme acceptable en vertu de la section 11.2 du Code de Rx&D
et en conformité avec la section 7A?
Il y aurait également lieu de clarifier l'interprétation
du Code vis-à-vis des programmes de livres pour les
membres de Rx&D, puisque je suis certain que plusieurs
sociétés sont approchées par ceux-ci
et d'autres fournisseurs de manuels médicaux.
Réponse :
En juillet 2005, le Comité d'examen des pratiques
de l'industrie (CEPI) a publié les Questions
et réponses se rapportant aux manuels médicaux.
« Les livres qui répondent aux besoins des professionnels
de la santé ou aux besoins des patients en matière
d'éducation sont considérés comme
des outils éducatifs.
Selon la section 11.2 : « Entrent dans cette catégorie
les outils éducatifs dont l'intention première
est d'aider les professionnels de la santé et
les patients à mieux comprendre un état pathologique
ou son traitement. »
Des discussions plus poussées ont eu lieu, particulièrement
depuis la publication des Principes directeurs dans le Code
de déontologie 2006 de Rx&D. Il est important que
les membres fassent preuve à l'égard des
professionnels de la santé « d'un grand
professionnalisme et du respect de l'éthique
». Par ailleurs, « Aucune contrepartie, monétaire
ou autre, ne doit être accordée aux professionnels
de la santé dans le but d'avoir accès
à eux ou de les influencer. » Ces nouveaux principes
soulèvent deux points importants. Premièrement,
les membres qui donnent des manuels médicaux aux professionnels
de la santé devraient agir raisonnablement quant à
la fréquence et à la valeur de leurs dons. Deuxièmement,
il convient de garder à l'esprit la perception
qu'a le public relativement aux dons de livres ne portant
pas sur les états pathologiques ou les traitements
reliés aux produits offerts par les membres.
Dernières modifications:
Juillet, 2006
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