Code de déontologie - Questions et réponses
11.
Outils Éducatifs- Octobre 2005
Question 1 :
Nous éprouvons des préoccupations au sujet du
nouveau dosage de deux de nos produits. Les médecins
doivent expressément écrire XX sur l'ordonnance
afin d'obtenir XX, à défaut de quoi le
patient obtient l'ancienne formulation de X. Il est
arrivé à une autre occasion dans notre entreprise
où il y a eu confusion avec d'autres produits
ayant des noms semblables.
Nous, en tant qu'industrie, ne sommes pas autorisés
à fournir des bloc-notes pour rédaction d'ordonnances
aux médecins. Pour cette raison, certaines entreprises
(nous ne savons pas précisément lesquelles)
fournissent un timbre pour bloc-notes d'ordonnances
portant le nom du produit, ce qui permet d'éviter
les erreurs d'interprétation propres aux ordonnances
manuscrites. Pourriez-vous nous dire quelle est la règle
en ce qui concerne ces timbres fournis aux médecins
afin d'éviter les erreurs d'interprétation
sur les ordonnances manuscrites?
Réponse :
Le Code de déontologie renferme la disposition suivante
« Les sociétés membres s'abstiennent
de distribuer des objets à caractère promotionnel…
dont la justification ne supporterait pas l'examen critique
de l'opinion professionnelle et publique. » Les
objets à caractère promotionnel acceptables
sont définis de la manière suivante : «
Sont acceptables les objets à caractère promotionnel
dont l'intention première est d'aider les
professionnels de la santé et les patients à
mieux connaître le fonctionnement des mécanismes
pathologiques et curatifs. » Si un objet aide à
donner l'assurance qu'un patient reçoit
le traitement que son professionnel de la santé avait
l'intention de prescrire, il entre alors dans la catégorie
des « objets à caractère promotionnel
acceptables ».
Question 2 :
La compagnie X envisage de lancer un programme SmartSample®
en collaboration avec la société Sampling Technologies
Inc. (STI). Ce programme fait appel à des cartes d'échantillon
de médicament sur ordonnance que les médecins
remettent aux patients au lieu d'échantillons
ordinaires.
Selon Sampling Technologies, une vingtaine de fabricants
de produits pharmaceutiques et de diagnostic de marque du
Canada ont utilisé des SmartSamples® pour une trentaine
de marques sur le marché intérieur.
L'un des éléments de ce programme est
une carte imprimée qui comporte deux parties détachables
:
La partie 1 (le SmartSample®) est une carte préimprimée
d'échantillon de médicament sur ordonnance
que le médecin remplit (pour une quantité limitée
de médicaments, afin d'évaluer la réaction
du patient) et qu'il remet à celui-ci au lieu
des échantillons ordinaires. Le patient utilise ensuite
cette carte pour obtenir les échantillons auprès
de la pharmacie.
La partie 2 (l'ordonnance médicale courante)
est une ordonnance préimprimée pour le même
produit. Le médecin la remplit et la remet au patient
en même temps que la carte d'échantillon.
Si le patient est satisfait de sa réaction au traitement
et s'il n'éprouve pas d'effet indésirable,
il peut retourner à la pharmacie pour faire remplir
l'ordonnance.
Selon le fournisseur, SmartSample® a été
entièrement approuvé par la Direction des produits
thérapeutiques de Santé Canada le 19 août
2002. Des organismes provinciaux de réglementation
de la pharmacie ont approuvé les produits de STI avant
leur lancement sur le marché. Le SmartSample® et
la présentation matérielle de celui-ci et de
l'ordonnance médicale courante ont été
mis au point par des comités consultatifs constitués
d'experts en médecine et en pharmacie. Les recommandations
des comités tiennent compte des dispositions de la
Loi sur les aliments et drogues fédérale et
des lois provinciales et territoriales sur la pharmacie, et
témoignent d'un intérêt particulier
envers les soins optimaux aux patients et la sécurité
de ceux-ci.
En outre, le processus de distribution d'échantillons
de STI respecte le Code de déontologie des Compagnies
de recherche pharmaceutique du Canada pour ce qui est des
modèles d'évaluation clinique («
échantillons »). Il respecte les règles
établies par la Loi sur les aliments et drogues du
Canada et la présentation matérielle est soucieuse
des intérêts des professionnels de la santé
et des patients.
Le 24 septembre 2003, STI a présenté au Groupe
de soutien aux opérations de Rx&D un exposé
sur le processus d'échantillonnage SmartSample®.
Cependant, à cette époque, l'ordonnance
médicale courante (la partie 2) n'avait pas encore
été instaurée.
Notre question porte sur cette dernière.
Pour ce qui est des thérapies chroniques et des soins
optimaux aux patients, des médecins et des organismes
de réglementations ont communiqué à STI,
après le lancement du SmartSample®, des recommandations
sur l'amélioration de celui-ci. On a mis au point
une nouvelle présentation matérielle du SmartSample®
pour les thérapies chroniques, afin d'inclure
une section sur la thérapie continue (ordonnance médicale
courante — partie 2) qui est contrôlée
(enregistrée) par la pharmacie qui remet l'échantillon.
Le médecin opte pour l'utilisation de cette section
uniquement après avoir décidé de prescrire
l'échantillon. Nous croyons que ce produit respecte
les sections 3 et 11 (les paragraphes 3.1.2 et 11.2) du Code
de déontologie de Rx&D : « Le professionnel
peut employer les modèles d'évaluation
clinique […] le cas échéant, pour déterminer
la réponse clinique avant de prescrire un traitement
complet », en faisant participer le pharmacien à
la poursuite de la thérapie après qu'un
modèle d'évaluation clinique a été
toléré pour une maladie chronique.
Les blocs-notes d'ordonnances préimprimés
ont été interdits parce que leur utilisation
a été jugée inappropriée, du fait
qu'ils influençaient les décisions du
médecin en matière de prescription avant le
choix d'un médicament et qu'ils n'offraient
aucune valeur éducative ajoutée aux professionnels
de la santé. Par contraste, le médecin décide
s'il remplit ou non l'ordonnance médicale
courante après avoir déjà opté
de fournir un échantillon gratuit de la marque qui
est visée par le SmartSample®. Il bénéficie
de l'avantage supplémentaire de faire participer
un autre professionnel de la santé, le pharmacien,
au suivi de l'évolution de l'état
du patient après la remise de l'échantillon,
ce qui, en fait, prend appui sur les recommandations du paragraphe
3.2.2 du Code de déontologie de Rx&D au sujet des
modèles d'évaluation clinique.
Pourriez-vous confirmer si l'ordonnance médicale
courante (la partie 2 du programme) respecte le Code de Rx&D?
Réponse :
Nous faisons référence à la section 11
du Code de déontologie. Il revient aux compagnies membres
d'évaluer le respect des principes généraux
qui sont énoncés dans cette section. En particulier,
les compagnies membres doivent examiner la perception possible
de ces outils éducatifs par les professionnels de la
santé et le public.
Question 3 :
X examine une technique d'échantillonnage et
de prescription qui est proposée par des entreprises
comme STI (Sampling Technologies Incorporated) et Formedic
PTM. Les médecins se voient offrir des cartes codées
et sous marque qui, conformément aux règlements
de Santé Canada, sont exemptes de publicité
faisant état des propriétés attribuées
au produit. Une fois remplies par le médecin, ces cartes
deviennent une ordonnance pour le produit indiqué.
Le patient est alors en mesure de recevoir gratuitement un
échantillon du médicament de la pharmacie de
son choix (la compagnie pharmaceutique rembourse à
la pharmacie les honoraires professionnels du pharmacien et
le coût du produit). En outre, il existe une option
selon laquelle la carte est dotée d'une partie
détachable ou d'une étiquette que le médecin
a la possibilité d'apposer sur l'ordonnance.
Il peut ensuite remettre celle-ci comme ordonnance de suivi
que le patient a la faculté de faire remplir après
l'« ordonnance d'essai ». Nous croyons
savoir que plusieurs compagnies membres de Rx&D emploient
actuellement cette technique. Nous voulons nous assurer que
les deux volets de ces programmes respectent l'esprit
du Code de Rx&D.
Réponse :
Nous croyons savoir que Santé Canada et d'autres
organismes de réglementation ont approuvé une
technique de distribution d'échantillons. Il
revient à la compagnie membre de 1) s'assurer
que cette approbation est encore valide et 2) de respecter
les critères énoncés à la section
11
Dernières modifications:
Novembre 01, 2005
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