Code de déontologie - Questions et réponses
11.
Outils Éducatifs- Juin 2005
Question 1
Que sont les « promotions spéciales » dans
le contexte des outils éducatifs ?
Dans le cas, par exemple, où « les compagnies
membres doivent s'assurer que la distribution d'outils
éducatifs » ne s'effectue pas dans le but
de promouvoir un produit. Les sociétés membres
ne doivent pas organiser de « promotions spéciales
» qu'on ne peut justifier lorsqu'elles sont
soumises à l'examen des membres des professions
de la santé et du public. Les compagnies membres doivent
également faire appel à leur bon jugement en
optant pour des véhicules publicitaires conformes à
ce principe général. »
Je sais qu'on présente certains exemples à
la fin du code, mais pourriez-vous être précis
en donnant d'autres exemples ?
Réponse
Les « promotions spéciales », dans le cas
des outil éducatifs, concernent le fait que les compagnies
membres ne devraient pas utiliser un outil éducatif
à la façon d'un outil de marketing pour
accéder à un professionnel de la santé
ou pour influencer les habitudes de ce dernier en ce qui concerne
les ordonnances (par exemple, la distribution massive d'un
manuel de médecine serait considérée
comme une promotion).
Question 2
Notre entreprise est propriétaire de x, une maison
d'édition de revues médicales indépendante
et approuvée par les collègues qui se trouve
en Nouvelle-Zélande. Cette maison vend, entre autres,
aux entreprises pharmaceutiques, aux entreprises de biotechnologie,
aux chercheurs et aux analystes un accès à une
base de données appelée Clinical Trials Insight.
Il s'agit là d'un outil de pointe qui permet
aux parties intéressées de connaître avec
précision ce qui se déroule à l'échelle
mondiale dans le domaine de la recherche pharmaceutique. On
retrouve, dans cette base de données, tous les rapports
d'essais cliniques présentés et publiés
dans 29 domaines thérapeutiques. On y classe les rapports
selon qu'ils représentent une preuve idéale
ou une preuve à l'appui, tout dépendant
de la fiabilité de la conclusion de l'étude
et de l'impact des résultats dans un domaine
thérapeutique particulier.
Nous venons d'annoncer la mise sur pied d'un nouveau
programme qui suscite un intérêt considérable
chez les équipes de marque ici au Canada. Nous offrons
d'envoyer chaque semaine aux médecins canadiens
des courriels sur les domaines thérapeutiques qui les
intéressent afin qu'ils puissent ainsi se tenir
au courant des derniers développements. Nous croyons
qu'il s'agit là d'outils éducatifs
acceptables dont le but premier consiste à parfaire
l'éducation du médecin. Le rôle
de la compagnie pharmaceutique se limiterait alors à
commanditer la distribution, à moins qu'elle
ne décide de s'adresser au CCPP. Dans ce cas,
on peut procéder à un examen au cas par cas
pour vérifier si on pourrait garantir l'utilisation
de la marque.
Nous comprenons parfaitement qu'on ne peut utiliser
et qu'on n'utilisera pas ce service comme un outil
afin que les représentants puissent rejoindre les médecins.
Celui-ci nécessiterait une permission, à savoir
si on participe ou non, et le recrutement se déroulerait
sans les représentants, en étant géré
par x. On nous a demandé de vous informer de l'existence
d'un tel programme et de vous demander s'il s'agissait,
d'après vous, d'un « outil éducatif
» légitime.
Réponse
Nous avons le regret de vous informer, alors qu'on peut
croire que ce service est régi par l'article
11 du code, dans lequel on parle des outils éducatifs,
que l'IPRC a décrété par le passé
qu'un tel service est en réalité un cadeau
qu'on remet aux médecins. Alors que nous apprécions
cette initiative qui consiste à permettre aux médecins
de connaître les dernières données disponibles,
la meilleure façon de procéder serait de s'en
remettre à l'enseignement médical continu.
Dernières modifications:
22 Juillet 2005
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