Code de pratiques de commercialisation
Rapport du Comité d'examen des pratiques de commercialisation
Rapport no 44 sur les infractions au Code - du 1er novembre
2001 au 28 février 2002
1. Compagnie et sujet : Aventis Pharma Inc. Événement
intitulé Osteoporosis Program (Programme sur
l'ostéoporose), tenu le 3 novembre 2001 à l'hôtel
Delta Edmonton Centre Suite, à Edmonton.
Discussion : La circulaire relative à l'événement
mentionnait que l'inscription avait lieu à 10 h 30 et
serait suivie de la présentation à 11 h. On pouvait
aussi y lire la phrase suivante : Un traitement thermal chez
Eveline Charles sera offert avant ou après la présentation
(selon votre préférence) à son établissement
d'Edmonton Centre. La circulaire mentionnait également
le nom et le numéro de téléphone d'un
représentant de l'entreprise. La compagnie pharmaceutique
a fait savoir que le but principal de l'événement
était de fournir une mise à jour des traitements de
l'ostéoporose par un clinicien spécialisé
dans le domaine. La compagnie a aussi confirmé avoir payé
un traitement thermal à 17 médecins.
Décision : Les membres du comité ont jugé
que l'événement représentait une infraction
à l'article 4.3.7 qui exige, entre autres, le respect
de l'article 4.3.4, à savoir que coûts relatifs
aux activités sociales doivent être assumés
par les participants.
2. Compagnie et sujet : Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée.
Événement intitulé First Annual Canadian
Rheumatology Forum (Premier forum annuel canadien en rhumatologie
, tenu du 31 janvier 2002 au 3 février 2002, à Montego
Bay, en Jamaïque.
Discussion : La preuve soumise par le plaignant était
une lettre écrite sur le papier à en-tête de
l'entreprise et signée par un directeur principal de
produit où l'on faisait une invitation à
un forum de quatre jours (
), dont le but " est de discuter
des méthodes actuelles et futures de traitement de l'arthrite
et des autres problèmes relatifs à la douleur en mettant
l'accent sur certaines controverses ayant cours dans le traitement
de l'arthrite. Dans cette même lettre, on invitait
aussi les participants potentiels à " se joindre aux
discussions au sujet des anti-inflammatoires non stéroïdiens
de type sélectif COX 2, de la recherche clinique et des futurs
produits pour le traitement de l'arthrite. " Toujours
dans cette lettre, on proposait un projet d'itinéraire
et on affirmait que Boehringer Ingelheim offrirait l'aller-retour
par avion, soit un billet en classe affaires ou deux billets en
classe économique, une chambre pour les trois nuits et quatre
jours de la durée de l'événement et le
transport en direction et en provenance des aéroports. On
demandait aussi aux invités de remplir un formulaire, de
le retourner à une tierce-personne responsable de l'organisation
et de communiquer avec le coordonnateur de la Conférence
nationale de l'entreprise pour toute question.
En réponse à la demande du CRPC en vue d'obtenir
de l'information additionnelle, la Compagnie a fait savoir
que le programme du Forum avait été conçu par
Boehringer Ingelheim International qui avait aussi assumé
le coût " de la partie touchant le symposium puisque
celui-ci nécessitait la participation de spécialistes
venant de huit pays (
) ". La Compagnie a également
indiqué que " l'enseignement se faisait sous la
forme d'une table ronde regroupant des spécialistes
internationaux et nationaux de l'arthrite " et qu'il
y avait " des échanges, des discussions et des réactions
pendant dix heures réparties sur deux jours, et que deux
jours étaient consacrés au voyage. Elle a également
confirmé qu'elle avait offert une allocation pour les
frais de transport et de séjour.
Décision : Les membres du comité ont jugé
que l'événement contrevenait à l'article
4.3.7 du Code qui exige, entre autres, le respect de l'article
4.3.5, à savoir que les frais de transport et de séjour
ne peuvent être payés qu'aux conférenciers
et aux animateurs et non aux participants et/ou aux conjoints.
3. Compagnies et sujet : Bristol-Myers Squibb Pharmaceutical
Group et Novartis Pharmaceuticals. Événement intitulé
The Evolution of IBS Management : Efficacy meets Safety
(L'évolution du traitement du syndrome du côlon
irritable : l'efficacité rencontre la sécurité),
tenu du 8 au 10 juin 2001 au Fairmont Château Whistler, à
Whistler (Colombie-Britannique).
Discussion : La preuve soumise par le plaignant était
une lettre adressée personnellement à chacun des médecins
et signée par un représentant de chaque compagnie
contenant une invitation à l'événement
de la part de Novartis Pharmaceutical Canada Inc. et de Bristol-Myers
Squibb Pharmaceutical Group. Il y était dit que la
réunion regroupera des leaders d'opinion clés
pour parler et discuter des opinions actuelles, de la recherche
et des nouvelles options de traitement du côlon irritable.
L'auditoire sera composée de 750 à 1 000 gastro-entérologues
de partout dans le monde et de spécialistes du SCI. Au cours
de la rencontre, l'accent sera mis particulièrement
sur un des plus nouveaux composés, le Tegaserod. On examinera
en profondeur cet agoniste partiel qui agit sur les récepteurs
5-HT4 et les participants auront la chance d'accroître
leurs connaissances quant à son usage thérapeutique.
Un programme provisoire était joint à
la lettre, qui mentionnait également que les dépenses
suivantes seront assumées par les compagnies commanditaires
: les frais d'inscription à la réunion, les frais
de séjour de trois nuits au Fairmont Château Whistler,
un billet d'avion aller-retour pour Vancouver (un billet en
classe économique pour les vols de moins de quatre heures
et un billet classe affaires pour les vols de plus de quatre heures),
les frais de transport en direction et en provenance des aéroports
ainsi qu'un montant raisonnable de menues dépenses.
La lettre fournissait aussi des détails sur le programme
des activités sociales et indiquait que des renseignements
additionnels pouvaient être obtenus auprès d'un
des deux membres du personnel de Novartis dont les noms et les coordonnées
étaient fournis et que l'information relative à
la logistique pouvait être obtenue, par ailleurs, auprès
d'un représentant d'un organisateur canadien dont
le nom et les coordonnées étaient également
fournis.
Après un premier examen de la plainte, les membres du Comité
ont demandé plus de détails et ont reçu les
réponses suivantes : le contenu scientifique et l'ordre
du jour ont été préparés par un comité
international sous la direction de deux co-présidents; le
personnel enseignant se composait de 23 experts internationaux dans
le domaine de la gastro-entérologie et des troubles digestifs;
la rencontre a été planifiée de façon
indépendante par les services d'affaires au niveau mondial
de Novartis Pharma AG, à Bâle, en Suisse et de la Compagnie
Bristol-Myers Squibb, à Princeton, aux États-Unis;
le Canada a été choisi comme endroit préféré
pour la rencontre par un comité international de planification;
les 600 participants et plus représentaient quelque 30 pays
dans le monde; la logistique de l'ensemble de la réunion
a été confiée à une firme de communications
du Royaume-Uni alors que celle touchant les médecins canadiens
était sous la responsabilité d'un organisateur
de Montréal.
Les Compagnies ont aussi informé les membres du Comité
que le Tegaserod n'a pas reçu l'autorisation de
mise en marché au Canada et que les participants ont pu assister
aux séances plénières et aux ateliers
qui se concentraient sur une vaste choix de questions relatives
au traitement du côlon irritable.
Décision : Les membres du Comité n'ont
pas connu de cas où le comité organisateur international
et le personnel enseignant de l'événement avaient
un tel calibre et une telle compétence. Ils ont exprimé
des réserves sur l'opportunité d'inviter
des professionnels canadiens des soins de santé à
des séances de travail où l'on discute d'un
produit dont l'utilisation n'a pas encore été
approuvée au Canada. Bien que l'événement
n'ait pas été organisé par les compagnies
canadiennes, l'invitation provenait bien d'elles et était
signée par un représentant de chacune d'elles.
Les membres du Comité ont donc jugé que l'événement
constituait une infraction à l'article 4.3.7 du Code
qui exige, entre autres, le respect de l'article 4.3.5 interdisant
le paiement du transport et des honoraires aux professionnels des
soins de santé qui participent à des événementes
d'éducation de santé continue.
4. Compagnie et sujet : GlaxoSmithKline. Événement
intitulé Fall away with GSK: A Focus on Diabetes, Generalized
Anxiety Disorder, Migraine, Asthma, Medicine and the Law (événement
d'automne GSK sur le diabète, les troubles d'anxiété
généralisée, la migraine, l'asthme, la
médecine et la loi), tenu du 19 au 21 octobre 2001, au Giseles
Inn, à Baddeck, en Nouvelle-Écosse.
Discussion : Les éléments de preuve appuyant
la plainte comprenaient une copie du programme qui précisait
le sujet de discussion pour chaque jour, les noms des conférenciers
ainsi qu'un court résumé du contenu de leur présentation.
Était également incluse une copie du formulaire d'inscription
à être rempli et retourné par les participants
éventuels. L'information suivante était inscrite
sur le programme : Une demande a été présentée
au Collège des médecins de famille du Canada en vue
de demander que le programme soit accrédité pour une
valeur de 6,0 unités Mainpro - M1. La preuve fournie
par le plaignant incluait aussi un extrait d'une publication
du Collège des médecins de famille du Canada intitulée
MAINPRO - A Guide for CME Providers, 2001 [Maintien de la compétence
professionnelle - Guide aux fournisseurs de l'Enseignement
médical continu].
À la page 15 de la publication mentionnée plus haut,
sous le titre Avis d'accréditation, on peut lire ce
qui suit : Aucune allusion ne peut être faite au CMFC
ou à son système d'accréditation avant
l'annonce même que les unités de valeur ont été
accordées. Il faut éviter d'utiliser
la formule demande de reconnaissance de crédits auprès
du CMFC ou autres formules semblables.
Décision : Les membres du comité ont jugé
que l'événement représentait une infraction
à l'article 4.1.2 du Code qui oblige les compagnies
membres en recherche pharmaceutique (Rx&D) à appuyer,
lorsque c'est possible, les principes et les pratiques
d'organismes comme le CMFC.
5. Compagnie et sujet : Leo Pharma Inc. Événement
intitulé Skin Dermatoses from A to P : Atopic Dermatitis
and Psoriasis (Les dermatoses de la peau de A à P :
la dermatite atopique et le psoriasis), tenu le 17 novembre 2001
au Playdium du West Edmonton Mall, à Edmonton.
Discussion : La preuve fournie pour appuyer la plainte était
une copie d'une invitation de la compagnie s'adressant
à (
)vous (et à votre famille) pour une
conférence (
) sur le sujet mentionné plus
haut.
Cette invitation donnait les noms des conférenciers pour
chaque sujet et traçait un programme de la journée
pour les médecins participants ainsi que pour leurs familles.
Elle comprenait aussi la phrase suivante : Une heure sera
réservée à chacun des membres de la famille
pour participer à des jeux.
Un formulaire d'inscription, comprenant le nom et les coordonnées
d'un représentant de Leo Pharma était inclus
dans l'invitation. Au bas du formulaire se trouvait une phrase
où l'on suggérait une tenue sport pour la circonstance
et la possibilité que les participants veuillent (
)
prévoir un magasinage des fêtes hâtif (
).
En réponse à une demande du Comité en vue de
clarifier l'information, la Compagnie a confirmé avoir
payé le déjeuner aux conjoints et aux enfants lors
de l'événement ainsi que les jeux de cartes donnés
aux enfants.
Décision : Les membres du Comité ont jugé
que l'événement contrevenait à l'article
4.3.4 qui stipule que le coût des activités sociales
doit être assumé par les participants.
6. Compagnie et sujet : Merck Frosst Canada et Cie. Événement
intitulé Cardiology Update (Mise à jour
en cardiologie), tenu le 30 août 2001 au Fort William Country
Club, à Fort William (Ontario).
Discussion : La circulaire relative à l'événement
présentait le programme de la façon suivante : 18
h 30 - rafraîchissements, 19 h - Présentation, suivie
du souper à 19 h 45. La phrase suivante apparaissait aussi:
Ce programme éducatif est soutenu en partie par une
subvention de Merck Frosst Canada Inc.. Même si l'événement
était qualifié de programme éducatif,
il n'était pas reconnu et ne correspondait pas aux principes
de l'éducation aux adultes, selon les recommandations
de l'article 4.2.3 du Code. On n'aurait donc pas dû
le qualifier d'éducatif
Décision : Infraction relative à l'article
4.2.3.
7. Compagnie et sujet : Novartis Pharmaceuticals Canada Inc.
Événement intitulé Arts and Science
(Les arts et la science), tenu le 17 février 2001 au Provincial
Museum of Alberta, à Edmonton.
Discussion : L'événement présentait
au programme un conférencier qui traitait du sujet To
ARB or not [Utiliser ou non les antagonistes des récepteurs
de l'angiotensine] et un autre dont la présentation
s'intitulait Les facteurs à considérer
au début du traitement de l'ostéoporose.
La compagnie a reçu une accréditation pour la dernière
présentation mentionnée, mais ne l'a pas demandée
pour la première.
L'utilisation du lieu par Novartis Canada était gratuite
du fait que Novartis Basle était un des principaux commanditaires
ayant contribué à faire venir au Canada une exposition
sur la Syrie qui était présentée au Provincial
Museum of Alberta à la date de l'événement.
Le programme imprimé pour l'occasion et soumis par le
plaignant comme élément de preuve, donnait comme personne
à joindre pour obtenir des renseignements additionnels et
pour confirmer une présence le nom et le numéro de
téléphone d'un des représentants de la
compagnie dans le domaine de la médecine cardio-vasculaire.
Le programme imprimé contenait aussi une remarque écrite
à la main, selon toute probabilité, par un représentant
de Novartis Canada, indiquant que C'est un événement
familial : le souper sera servi et nous disposons du musée
au complet. On avait aussi écrit à la main sur
l'invitation imprimée la marque de deux des produits
de Novartis Canada dans les classes thérapeutiques dont il
était question.
Décision : Les membres du comité ont jugé
que l'événement représentait une infraction
à l'article 4.3.4 qui stipule que les coûts relatifs
aux activités sociales doivent être assumés
par les participants.
8. Compagnie et sujet : Novartis Pharmaceuticals Canada Inc.
Publipostage expédié aux bureaux de médecins
comprenant des exemplaires de la revue Macleans du 5 mars 2001 et
de la revue L'Actualité du 15 mars 2001 qui contenaient
tous les deux une pochette affichant de la publicité pour
le produit Diovan.
Discussion : La compagnie a confirmé que le publipostage
comprenait une lettre explicative, les items mentionnés plus
haut et de l'information sur la façon de prescrire le
produit Diovan. Elle a aussi fait part que le cas de l'utilisation
des deux publications en question à des fins publicitaires
était très semblable à celui de publications
connues comme Stitches et Doctor's Review où le médecin
apporte la publication à la maison et voit par la suite les
annonces publicitaires. De plus, poursuit la compagnie,
ces publications sont gratuites pour les médecins et présentent
généralement peu ou pas de contenu relatif à
la formation médicale. Les membres du Comité
de révision des pratiques de commercialisation ont souligné
que, contrairement à Stitches et à Doctor's Review,
Maclean's et L'Actualité sont des magazines d'actualité
qui s'adressent aux consommateurs et ne sont pas mis à
leur disposition gratuitement. Les membres ont aussi remis en question
le point de vue de la compagnie selon lequel les médecins
apporteraient vraiment à la maison les revues reçues
par la poste pour prendre connaissance des annonces publicitaires.
Décision : Les publipostages contreviennent à
l'article 11.1 qui stipule que Les compagnies membres
ne doivent pas distribuer du matériel relié à
leurs services ou produits ou encore présenter des promotions
spéciales dont elles ne pourraient justifier le bien-fondé
si les membres des professions médicales ou le public les
soumettaient à un examen minutieux. Les entreprises membres
doivent aussi faire preuve de bon jugement dans le choix des moyens
de publicité qui respecteront ce principe général.
Les items ont également été reconnus comme
une infraction à l'article 11.2 qui définit les
items axés sur les services qui peuvent être acceptables.
9. Compagnie et sujet : Novartis Pharma Canada inc. Événement
intitulé Ten Most Frequently Asked Questions of a Cardiologist
(les 10 questions posées le plus fréquemment à
un cardiologue), tenu le 6 juin 2001 au Caledon Country Club, à
Caledon (Ontario).
Discussion : Le programme (une présentation par un
cardiologue) n'était pas accrédité, mais
la compagnie avait annoncé qu'il satisfaisait aux principes
de l'apprentissage des adultes énoncés à
l'article 4.2.3. et pouvait donc se qualifier comme éducatif.
La circulaire soumise en preuve par le plaignant ne faisait aucune
mention d'une partie de golf, mais la Compagnie, en réponse
à une demande du Comité, a confirmé que les
participants pouvaient jouer au golf s'ils le désiraient
et que le paiement de cette activité était assumé
par Novartis.
Décision : On a jugé que l'événement
contrevenait à l'article 4.3.4., qui stipule que les
coûts relatifs aux activités sociales doivent être
assumés par les participants.
10. Compagnie et sujet : Pharmacia Canada. Distribution d'un
coussin dorsal Obus Forme portant le nom du produit " Celebrex
".
Discussion : À la suite d'un examen initial de
la plainte et d'une décision à son sujet par
le Comité, la compagnie a fourni une documentation considérable
sur le traitement de l'arthrite ainsi que des commentaires
visant à justifier son affirmation concernant la viabilité
et le caractère approprié du Programme de coussin
dorsal Celebrex comme élément axé sur le service
et dont le but est d'aider les professionnels de la santé
et les patients à mieux connaître l'arthrite et
son traitement conformément à l'article 11.2
du Code de pratiques de commercialisation.
La compagnie citait aussi les conclusions de diverses études
ou manuels d'enseignement élémentaire selon lesquels
" la physiothérapie et l'ergothérapie ainsi
que les appareils d'aide à l'ambulation et aux
activités de la vie quotidienne " font partie de la
portion non pharmacologique des modalités de traitement.
La compagnie a aussi fourni des copies de différentes circulaires
destinées aux patients au sujet des articulations de l'organisme
humain et dont chacune des circulaires contenait le diagramme d'une
articulation et des instructions sur des exercices que les patients
pouvaient effectuer.
Le Comité a jugé que les feuillets d'information
étaient instructifs et utiles, tant comme outils éducatifs
pour les médecins que comme source d'information pour
les patients. Toutefois, les membres ont aussi conclu que le fait
de donner un coussin dorsal Obus Forme à un médecin
ne profite pas aux patients individuels de ce médecin. Ce
coussin dorsal ne fait qu'aider le médecin, et encore
seulement dans le cas où ce médecin a des problèmes
de dos. Selon les membres, la seule façon de faire profiter
les patients serait de leur donner chacun un coussin dorsal Obus
Forme. Ils concluent aussi que la compagnie pourrait mieux servir
les intérêts des patients si elle offrait des feuillets
d'information sur l'arthrite et le traitement par soutien
dorsal semblables aux feuillets déjà parus sur les
différentes articulations (voir ci-dessus).
Décision : Le Comité juge que le coussin dorsal
Obus Forme ne répond par à la définition d'élément
acceptable axé sur le service et contrevient donc à
l'article 11.2 du Code.
11. Compagnie et sujet : Pharmacia Canada. Programme intitulé
The Pharmacia Pizza Guarantee (La garantie pizza Pharmacia).
Discussion : La preuve soumise par le plaignant était
une circulaire portant l'en-tête mentionné en
rubrique. Cette circulaire contenait le message suivant : Quand
vous avez besoin d'échantillons, appelez-nous sans tarder!
Nous garantissons la livraison d'échantillons à
vos bureaux en 48 heures!
Sinon, nous achèterons de
la pizza pour tous les membres de votre personnel!! La circulaire
contenait aussi la photo, le nom et les coordonnées de trois
représentants pharmaceutiques et indiquait les échantillons
de produit qu'on pouvait obtenir de chacun d'eux.
Décision : Le Comité a jugé que le programme
constituait une promotion spéciale et contrevenait
donc à l'article 11.1 du Code, qui interdit de réaliser
des promotions spéciales dont la justification ne supporterait
pas l'examen critique de l'opinion professionnelle et
publique. Il a aussi jugé que le programme allait à
l'encontre de l'article 8.2.4, qui exige que les visiteurs
médicaux fassent toujours preuve du plus grand respect
des règles d'éthique profesionnelle.
12. Compagnies et sujet : Pfizer Canada inc. et Pharmacia
Canada. Publicité non approuvée pour le produit Celebrex.
Discussion : Il s'agissait d'une lettre commençant
par les mots Cher professionnel de la santé,
datée du 31 août 2001 et concernant le profil d'innocuité
cardiovasculaire de Celebrex. Le Commissaire du Conseil consultatif
de publicité pharmaceutique (CCPP) a jugé que cette
lettre constituait une publicité, mais celle-ci n'avait
pas été soumise en préapprobation au CCPP.
Décision : Violation de l'article 2.2.1 du Code
de pratiques de commercialisation, qui exige, entre autres, le respect
du Code du CCPP.
13. Compagnie et sujet : Wyeth-Ayerst Canada Inc. Événement
intitulé Impulsivité primaire vs compulsivité
: sérotonine ou norépinéphrine- Optimiser les
résultats dans le traitement de la dépression,
tenu les 9 et 10 novembre 2001 au Queen's Landing Inn &
Conference Resort, à Niagara-on-the-Lake (Ontario).
Discussion : La circulaire relative à l'événement
esquissait l'ordre du jour comme suit : Vendredi - inscription
après 16 h 30; 19 h 30 - réception d'accueil
et cocktails; 20 h à 21 h 30 - souper buffet. Samedi - 8
h - petit déjeuner; 9 h - présentation; 10 h 30 -
présentation; 12 h - dîner de clôture. Elle disait
aussi : nombre de places limité et invitait ceux
qui prévoyaient assister à la conférence à
contacter un des représentants de la compagnie dont le nom
et les coordonnées apparaissaient dans la circulaire.
La compagnie a par la suite confirmé ce qui suit : le programme
visait une auditoire de psychiatres, environ 30 psychiatres ont
participé au programme, la durée de la portion éducative
du programme était de quatre heures et Wyeth-Ayerst assumait
les frais d'hébergement hôtelier des participants.
Décision : On a jugé que l'événement
contrevenait à l'article 4.3.5 du Code puisque qu'il
ne respectait pas un des critères (la durée de la
partie éducative de l'activité est d'au
moins une journée complète) permettant à une
compagnie de payer les frais de séjour lors de programmes
de l'Enseignement médical continu (ESC) destinés
à des spécialistes.
SOMMAIRE - RAPPORT no 44
|
Compagnie
|
Catégorie et nombre d'infractions
|
Nb d'infractions en 12 mois
|
|
Aventis Pharma
|
Enseignement médical continu - 1
|
4
|
|
Boehringer Ingelheim
|
Enseignement médical continu - 1
|
3
|
|
Bristol-Myers Squibb
|
Enseignement médical continu - 1
|
1
|
|
GlaxoSmithKline
|
Enseignement médical continu - 1
|
1
|
|
Leo Pharma
|
Enseignement médical continu - 1
|
1
|
|
Merck Frosst
|
Enseignement médical continu - 1
|
1
|
|
Novartis
|
Enseignement médical continu - 3
|
|
|
Novartis
|
Éléments axés sur le service - 1
|
4
|
|
Pharmacia
|
Publicité et diffusion d'information - 1
|
|
|
Pharmacia
|
Visiteurs médicaux - 1
|
|
|
Pharmacia
|
Éléments axés sur le service - 2
|
4
|
|
Pfizer
|
Publicité et diffusion d'information - 1
|
2
|
|
Wyeth-Ayerst
|
Enseignement médical continu - 1
|
3
|
|
|